Je refais mon article suite à la disparition mystérieuse du premier ? Un fantôme hante le monde des blogs ...
Guadalcanal, une célèbre bataille dans une jungle asiatique entre le Japon et les USA durant la seconde guerre mondiale.
La mienne est bien plus modeste mais le lieu de mes combats ressemble à une jungle hallieutique. Le dépaysement est total ... à deux pas de la civilisation.
Installé dans ma Jeep, je prospecte le moindre coin fleurant bon le crapahu.
Pour peu, je me prendrais pour le Rambo du secteur, prêt à en decoudre avec un ennemi respectable auquel je laisse la vie. Drôle de guerre en temps de paix... ou presque.
Je descends de mon 4x4 et de mon nuage de rêve. Je ne suis pas Rambo mais un simple pêcheur recherchant un peu d'adrénaline dans un cadre hostile à l'humain.
Le décor est planté. J'ai posé mon bivouac au bord d'un petit canal désafecté fleurant bon le guet-apens avec un complice invisible. Son signalement ressemble à celui d'un Panzer muni de puissants radars, il est rusé et imprévisible. Il peut livrer des combats dantesques se soldant parfois par une rencontre flaschante.
A pas de velour, je campe mon artillerie légère au ras de la berge et dirige mes leurres vers un arbre immergé. Je sais par avance que les fantassins vont faire surface et l'arrivée des chars demande toujours beaucoup de patience.
Comme prévu, les fantassins se font pièger, la compagnie Chevesne ouvre le feu. Je fais face à ce premier assaut attendant patiemment la suite de événements dans cet enchevêtrements botanico aquatiques. Mes détecteurs font feu de tous côtés et à chaque charge, j'y crois.
Une énième salve ... je prends contact pour livrer combat. La défense ne tient qu'à un fil. La force de mon adversaire met à l'épreuve mon matériel. Il va falloir user de doigter et de fermeter pour éviter de me laisser emporter dans son bunker de branches.
L'adversaire est en vue et brille de mille feux. Sa gueule béante en impose. Finis la rudesse, il s'agit de rendre hommage à ce valeureux combattant et de lui faire honneur avec douceur et respect.
Mon ami ... tu ne mourras pas sur le champ de bataille, tu vas retourner dans ton paradis aquatique.
Quant à moi, je vais rejoindre le monde des hommes où les guerres meurtrières sont légion ... sans no-kill ... hélas.